Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

Nogent, Bry et Le Perreux doivent se préparer à Orbival

 

Nogent, Le Perreux et Bry attirent depuis quelques décennies des ménages relativement aisés mais ne pouvant se loger dans Paris intra-muros, ou souhaitant bénéficier d’un cadre de vie plus apaisé. Bien que le projet d’Orbival, intégré dans celui du Grand Paris, ne soit probablement pas mis en service avant 2020, nos communes doivent impérativement se préparer à un renforcement de leur attractivité. Les futures lignes orange et rouge relieront rapidement Nogent, Le Perreux et Bry à plusieurs pôles d’activités majeurs de la région, qui sont actuellement plus difficiles d’accès en RER ou en voiture. Leur position centrale s’en verra renforcée en tant que communes proposant un cadre de vie agréable, proche de Paris et des principaux lieux de travail. Si davantage de ménages souhaitent s’y installer, les prix immobiliers, directement influencés par le marché (donc l’inadéquation entre l’offre de logements disponibles et le nombre de ménages demandeurs d’un logement) auront tendance à augmenter eux aussi.

Pour ces raisons, il est indispensable de repenser l’urbanisation de ces agglomérations. Les prix de l’immobilier doivent impérativement être maîtrisés, en agissant sur le prix des terrains par l’exercice du droit de préemption, sur l’offre en construisant davantage de logements (y compris sociaux), mais surtout sur les prix de vente, en imposant certaines conditions aux promoteurs immobiliers particulièrement avides de densifier les moindres parcelles constructibles (les « dents creuses » dans leur jargon). Sans une action énergique sur le long terme, la plupart des jeunes adultes quittant le domicile de leurs parents n’auront pas les capacités financières de se maintenir sur nos communes.

De même, compte tenu de l’augmentation prévisible de la population, les services publics et les espaces verts risquent fort d’être saturés. C’est pourquoi un renforcement de nos équipements et services collectifs doit être mis en œuvre rapidement, fondé sur la solidarité entre générations et classes sociales, la gratuité afin de les rendre facilement accessibles à tous et un souci de qualité éloigné des impératifs actuels de rentabilité.

Le même type de réflexion doit être mené sur les espaces verts. Insuffisamment répartis, ils sont le symbole d’une injustice locale entre quartiers causée par le refus des majorités municipales actuelles de prendre en compte les évolutions démographiques.

C’est à ces conditions que nos villes intégreront harmonieusement de nouvelles populations et contribueront à la réduction de la crise de logement que connaît actuellement l’Ile-de-France, tout en préservant notre qualité de vie. Le nouveau réseau de transport du Grand Paris sera ainsi un vecteur d’amélioration des conditions de vie en Ile de France au sein d’un ensemble urbain plus solidaire et plus agréable.