Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

Faisons du Perreux une ville où tous ont leur place

Le Perreux ce sont 700 foyers environ qui sont imposés sur l’impôt sur la fortune et le revenu fiscal de référence moyen d’une ville aisée. Mais c’est aussi plus du quart des ménages qui ont des revenus trop faibles pour être imposés sur le revenu, un taux de chômage supérieur à 8,2%, un revenu moyen en baisse de 1% depuis 2006 et environ 600 foyers inscrits comme demandeurs de logements (chiffre en hausse de 50% par rapport à 2006).

La volonté du Front de Gauche est de réorienter les dépenses municipales pour satisfaire prioritairement les besoins essentiels des plus modestes et des couches moyennes.

 

LA FICTION DE LA STABILITÉ DES IMPÔTS

Le Maire se targue d’une « bonne gestion » et d’une stabilité des impôts à un niveau bas.
Pourtant, année après année, les impôts locaux que nous payons augmentent :
–  parce que les bases locatives augmentent chaque année de plus de 1 à 2%.
– parce que la taxe des ordures ménagères votée par les élus perreuxiens à la communauté d’agglomération a augmenté entre 2010 et 2013 de plus de 6% !
– parce que depuis 2001, le taux de la taxe d’intercommunalité s’est accru de 37% !
– parce que Monsieur CARREZ bénéficie d’une très abondante « réserve parlementaire »  dont il se flatte de faire largement bénéficier sa ville. Pour la seule année 2011, le montant de cette manne était proche de 4 millions d’euros, soit 20% environ des ressources d’investissement de la municipalité. Antérieurement, les chiffres étaient soigneusement cachés mais on peut penser que depuis 2001 plusieurs dizaines de millions d’euros, payés par tous les contribuables français, ont bénéficié à la ville du Perreux : de la « bonne gestion » sur le dos des autres !
– parce que Monsieur Carrez a déjà évoqué une hausse des impôts en 2015 (après les élections, bien sûr !)

 

LES CHOIX DE LA DROITE…

Les dépenses sociales ne sont pas, pour le Maire, la priorité !
Si les crédits sociaux ont été maintenus au même niveau en 2013, ils ont baissé en euros constants du fait de l’inflation. Des restructurations ont été faites par ailleurs dans le service « Petite enfance ».

Les priorités de l’équipe actuelle sont clairement ailleurs.

Le maintien des investissements à un bas niveau, le Maire osant qualifier de « programme ambitieux » un simple plan de maintenance des équipements existants. Pour justifier cette absence totale d’ambition, certains responsables municipaux n’hésitent pas à affirmer que « la ville est pauvre ». Elle n’est pas pauvre, elle fait seulement des choix de gestion étriqués !

l’endettement de la commune est faible : un peu plus de 400 euros par habitant, chiffre très inférieur à la moyenne départementale. Le choix municipal est de le baisser encore plutôt que de l’augmenter raisonnablement pour préparer l’avenir et répondre aux besoins essentiels des habitants. Nous dénonçons cette gestion frileuse qui tourne le dos à l’intérêt général.

le choix des délégations de service publics (cantine scolaire, piscine, petite enfance…) plutôt que de la régie municipale.

le choix de payer une amende annuelle de plus de 400000 € par an. Le Maire a décidé, sans nous consulter, de ne pas respecter la loi sur la construction des logements sociaux. En conséquence, nous, nous payons. Ce serait selon lui pour « sauvegarder le cadre de vie des Perreuxiens ». Mais desquels parle-t-il ? Des demandeurs de logements, des jeunes ménages obligés de quitter la ville, de ceux qui voudraient acheter mais ne le peuvent pas en raison des prix exorbitants de l’immobilier et de ceux qui voudraient louer mais ne le peuvent pas non plus à cause de l’absence d’une offre abordable ?

 

ET CEUX DU FRONT DE GAUCHE !

Pour beaucoup, l’important dans le budget municipal ce sont les dépenses sociales engagées pour amortir les effets de la crise. C’est pourquoi nous proposons de recourir (de façon raisonnable) à des emprunts à long terme dont les taux actuels sont très bas et de redéployer une partie de certains crédits de fonctionnement et d’investissement pour financer les priorités sociales et environnementales.
Et pour économiser votre argent nous développerons les services municipaux plutôt que de faire appel au privé. Une étude des associations familiales montre que très majoritairement la population pense que la gestion déléguée, c’est-à-dire confiée à une entreprise privée, est plus chère et que cette entreprise est plus préoccupée par son profit que par la qualité du service rendu.

Ce redéploiement est indispensable pour répondre aux besoins de nos concitoyens.

Nos aînés :

Nombre de nos ainés sont suffisamment valides pour pouvoir rester chez eux pour peu que leur logement soit adapté et qu’un service de maintien au domicile suffisant (restauration, courses, ménage, …) existe.
C’est pourquoi le Front de Gauche propose de renforcer les services publics et associatifs de maintien au domicile, de subventionner l’adaptation des logements et de créer un système de navette pour faciliter les déplacements !

La petite enfance :

Alors que moins de 40% des demandes de places en crèches sont satisfaites, la municipalité essaye de rogner sur les crédits accordés au secteur de la petite enfance.
Elle préfère développer des solutions basées sur les assistantes maternelles car cela lui revient moins cher. Pourtant toutes les études menées montrent que les enfants ayant été en crèche ont ensuite de meilleurs résultats scolaires. Enfin, si cela lui revient moins cher, cela ne revient pas moins cher aux parents, au contraire, et cela pour une qualité de service inférieure.
C’est pourquoi le Front de Gauche propose de créer 150 places de crèches nouvelles.

L’école :

Les créations de classes sont en retard par rapport aux besoins. Ainsi, des difficultés d’accueil sont apparues lors de la dernière rentrée.
C’est pourquoi le Front de Gauche estime nécessaire d’établir un plan prévisionnel des effectifs scolaires afin de savoir où implanter les établissements nécessaires.

L’eau et l’énergie :

Au Perreux nous payons le m3 d’eau trop cher à cause de la prédominance du puissant syndicat intercommmunal SEDIF et de Veolia. Le coût de l’énergie (électricité, gaz) ne cesse d’augmenter pour les familles.
Il est insupportable de penser qu’aujourd’hui certaines sont obligées de rogner sur leurs dépenses d’eau, de chauffage, d’électricité et pour échapper à la menace de coupures qui remettent en cause l’égalité des chances pour les enfants et l’hygiène pour tous.
C’est pourquoi le Front de Gauche s’oppose à toute coupure d’électricité, de chauffage et d’eau ! Il propose par ailleurs d’étudier une mise en régie de l’eau potable au terme du contrat actuel.

La santé :

Dans les communes du nord est du Val de Marne dont Le Perreux fait partie, il n’y a plus d’hôpitaux publics. La « Générale de Santé » y bénéficie d’un quasi monopole. Seul l’hôpital privé à but non lucratif « Sainte Camille » de Bry échappe à son contrôle. Dans ces conditions, avec les dépassements d’honoraires subis, c’est le droit à la santé qui est remis en cause !
C’est pourquoi le Front de Gauche propose de créer un dispensaire et un centre de PMI supplémentaire.

 

NOUS VOULONS UNE DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Pour répondre à vos besoins sans gaspiller votre argent, le Front de Gauche veut instaurer un budget participatif où les citoyens sont placés au centre du processus des prises de décisions.
Ce mécanisme démocratique permet de mieux répondre à vos besoins, de contrôler au plus près du terrain les dépenses faites pour éviter les gaspillages. C’est bon pour l’intérêt général et cela permet également de créer un lien entre l’équipe municipale et les citoyens qui ne seront pas de simples administrés mais des acteurs à part entière.
Nous voulons développer aussi le rôle des conseils de quartiers en leur donnant, au-delà de simples lieux d’information, un pouvoir de proposition sur la mise en œuvre de budgets dédiés.