Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

L’Enseignement et la politique

A peine nommé Ministre de l’Éducation Nationale, Vincent Peillon a fait état d’orientations intéressantes :

  • Un ministre UMP avait brusquement ramené la semaine à 4 jours au lieu de 4 ½, soulevant un tollé général. Peillon a annoncé qu’il reviendrait à 4 jours ½ pour tenir compte des « rythmes scolaires » optimaux.
  • Un coup d’accélérateur serait donné aux « activités culturelles ».
  • Les programmes seraient ainsi revus.
  • On (re) développerait l’école maternelle.
  • On (re)créerait une formation spécifique pour les futurs enseignants.
  • On accroîtrait de 60000 l’effectif des enseignants et on relèverait leurs salaires.

Très bien, tout cela, mais ça choque Dominique Roblin (voir le « Val de Marne » de Novembre ici), soucieux d’attaquer les Socialistes par principe.

Bonnes idées, donc, mais :

  • Un autre ministre UMP (ou le même ?) avait ramené les horaires hebdomadaires de 26 à 24 heures (sauf pour les enfants en difficulté qui restaient à 26). Peillon a négligé ces questions, ne prévoyant rien pour les enfants en difficulté, notamment pour les RASED.
  • Qui doit avoir en charge les « activités culturelles », l’Éducation Nationale ou le périscolaire (donc les communes) ?
  • Quand le Conseil National des Programmes accouchera-t-il  de ces nouveaux programmes ? Ceux-ci déplaisent déjà naturellement au grand expert qu’est Monsieur Roblin car ils traduiront selon lui une idéologie (laxiste, naturellement !).

Au-delà de son blablabla, on peut  déplorer une sous-estimation des « détails » qui exigent une concertation, ainsi qu’un manque de crédits dans le cadre de la politique d’austérité. Cela confirme bien que l’enseignement est une question politique… et que ce gouvernement doit changer de politique !