Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

Rythmes scolaires : une non-application légale à Nogent

Depuis le début, la municipalité a fait part de sa volonté de ne pas appliquer la réforme scolaire.

Son souci a donc été de voir comment y parvenir tout en restant en conformité avec la loi. Pour s’en persuader Il n’y a  qu’à lire :
d’une part, l’édito du Maire dans le Magazine de Nogent de juillet :

« l’option retenue à Nogent pour la rentrée 2014 tient compte d’un principe majeur qui consiste à ne pas trop désorganiser le modèle nogentais qui marche bien ».

d’autre part, le scénario retenu par la municipalité qui ne prévoit que deux fois quinze minutes de « récré » supplémentaire par jour pour les enfants.

Concrètement cela se traduit par l’application des changements d’horaires qui vont gêner les parents, mais aussi par le refus d’organiser des « temps d’activités périscolaires » (TAP) qui auraient dû être « des activités pédagogiques complémentaires aux heures d’enseignement » profitables aux enfants.

Dans ces conditions, la concertation ne pouvait être qu’une caricature, ce qu’elle a été : une seule réunion en 2013, un projet soutenu par 285 voix pour un questionnaire envoyé à 2 700 exemplaires, une demande de validation du scénario auprès de la direction académique sans en avertir les organisations de parents d’élèves. Celles-ci ne l’ont appris que plusieurs semaines après lorsque la Mairie a refusé toute renégociation du projet parce que la validation avait été faite.

Il est vrai qu’il est scandaleux que l’Etat laisse à la charge des municipalités une bonne partie des coûts indus. Il est également vrai que l’on peut discuter du fond de la réforme et notamment des inégalités territoriales qu’elle induit. Mais pour en débattre valablement dans l’intérêt des enfants, il faut se concerter avec les premiers concernés : le corps éducatif et les parents d’élèves. C’est ce qu’ont refusé de faire, chacun en ce qui les concerne, et le gouvernement et la municipalité.

jeudi libéré