Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

Drames en Méditerranée

En quelques années, ce sont près de 18 000 femmes, hommes et enfants qui se sont noyés dans la Méditerranée en voulant échapper à la misère aux conflits ethniques ou religieux, aux combats en Syrie, au chaos en Libye : plus que la population d’une ville comme Bry !

Quoi de plus hypocrite que de s’en indigner d’un côté pour, de l’autre, ne rien faire si ce n’est une « solution » militaire, dénoncée par l’ONU et les ONG. Celle-ci échouera dans la lutte contre les gangs de passeurs et ne laissera d’autre choix aux victimes que le retour dans l’environnement qu’ils ont voulu fuir pour tenter à nouveau fois la roulette russe du passage.

Pourtant, les actions à entreprendre, au niveau européen, ne manquent pas.

Il faut en premier lieu, appliquer la circulaire de l’UE du 20 juillet 2001 qui permet d’utiliser les ressources financières du Fonds européen pour les réfugiés pour permettre aux Etats frontaliers de mettre en place des dispositifs d’accueil provisoire tout en facilitant l’accès au statut de demandeur d’asile. De même l’argent consacré au contrôle des frontières et aux reconduites à la frontière devrait être consacré à de réelles politiques d’accueil. Enfin, si l’on facilitait le droit au travail des réfugiés, cela permettrait de sortir d’une logique d’assistanat.

Il faut en second lieu porter une politique européenne digne de ce nom en matière internationale, avec pour objectifs d’aider les pays du Sud à sortir de la misère ou de la guerre : c’est en agissant sur les causes des migrations que la situation pourra évoluer. Si l’Europe, pour une fois, parlait de paix, de dialogue avec le Sud et de coopération internationale ?