Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

Edito N°19

Cet été, les masques sont définitivement tombés : cette Europe soi-disant  « des droits de l’homme », de la paix et des libertés a tout fait pour décourager toute tentation d’alternative en Europe et tuer dans l’œuf l’espoir du peuple grec de se sortir des griffes de la troïka et des banques qui le saignent depuis cinq ans déjà. Le message est clair : l’austérité est la règle commune, il n’y a pas d’alternative !

Céder à la résignation et se dire que, quel que soit le résultat des élections, rien ne va changer, ce serait tomber dans le piège tendu : Merkel, Schauble, Draghi, Lagarde et autres ne rêvent que d’une Europe de la finance gouvernée par des technocrates. Pour eux, « les traités valent plus que la démocratie ». Que la Grèce aujourd’hui, d’autres pays demain, sortent de la zone euro ne les gênerait pas, pourvu que ce soit à leurs conditions et qu’ils maintiennent leur position dominante.

C’est pourquoi, le refus de l’austérité doit rester à l’ordre du jour dans tous les pays de l’UE. Lutter contre les baisses de dotations aux collectivités territoriales, exiger que la BCE finance des investissements d’avenir au lieu d’alimenter la spéculation des banques, revendiquer une annulation de dettes illégitimes imposées aux peuples et impossibles à rembourser peut sembler aujourd’hui utopique face à l’intransigeance des puissants. C’est pourtant, paradoxalement, la seule voie raisonnable à notre avis ! Les prochaines échéances électorales : régionales en France, législatives en Espagne, au Portugal et en Irlande, seront l’occasion de poursuivre ce combat…qui peut être gagné si les peuples s’en mêlent!