Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

COP 21 : faut-il se réjouir?

La 21ème conférence des parties à la convention-cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (COP 21) s’est tenue à Paris du 29 novembre au 12 décembre dernier. L’enjeu en était, pour les 195 pays participants, de parvenir à un accord pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport à l’ère pré-industrielle, et pour cela de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Si cet enjeu, compte tenu des impacts majeurs du changement climatique sur la planète et sur ses habitants, n’est pas contestable, les résultats de la COP 21 sont quant à eux mitigés.

On peut certes se réjouir qu’in extremis les pays aient réussi à se mettre d’accord sur un texte fixant l’objectif plus ambitieux de + 1,5°C et affirmant la responsabilité primordiale des pays développés. Mais c’est là un affichage plus qu’une réalité : les contributions décidées à la réduction des gaz à effet de serre ne permettront pas de limiter ce réchauffement à moins de + 2,8°C ; les Etats n’ont aucune obligations de respecter les engagements  qu’ils viennent de signer

Et la question de fond demeure : est-il sensé de vouloir lutter contre le changement climatique tout en continuant à promouvoir l’actuel modèle de développement, fondé sur le pillage de la nature, la production de toujours plus de biens pour alimenter leur sur-consommation continue, le profit toujours plus important d’un petit nombre face à la pauvreté grandissante ? Face aux enjeux vitaux du réchauffement climatique, c’est la question de notre système économique et de ses effets toujours plus néfastes pour le genre humain qui doit être posé.