Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

Edito N°23

Après la déchéance de nationalité, ce gouvernement soi-disant « socialiste » montre une fois de plus sa servilité vis-à-vis de la finance et des grands patrons avec son sinistre projet de loi travail. Les jeunes et leurs aînés qui s’y opposent sans relâche depuis plusieurs semaines ne s’y trompent pas : il faut à tout prix empêcher ce recul social qui, sous couvert de « progrès », nous ramène au 19e siècle. Faut-il s’étonner, dans ce contexte, que les forces politiques qui prônent l’austérité et critiquent les syndicats qui la combattent : LR, PS, FN, soient impliquées à des degrés divers dans les affaires d’évasion fiscale dévoilées par les « Panama papers » et cherchent à cacher leurs turpitudes avec leur scandaleuse directive européenne sur le « secret des affaires » ? Non, car les deux développements, totalement indépendants en apparence, ne sont que deux facettes d’une même réalité : la construction progressive d’un ordre social pour les riches par les riches.

Pouvons-nous laisser faire ? Ce serait trahir les espoirs de toutes celles et tous ceux qui souffrent de cette situation et restent attachés aux valeurs de paix, d’humanité et de justice sociale. Bien sûr le combat est difficile et nous devons bien admettre aujourd’hui qu’au sein de notre assemblée citoyenne les débats sont ouverts sur le chemin à suivre pour 2017 : comment concilier le rôle des partis et la nécessaire intervention citoyenne ? Quel avenir pour le Front de Gauche ? Comment rassembler plus largement ? Si nous n’avons pas encore aujourd’hui tous ensemble de réponses définitives à ces questions, une boussole nous guide : notre combat commun contre l’austérité, pour une juste répartition des richesses, une démocratie réelle, une économie préservant la planète, un monde de paix. Comme le chantait Jean Ferrat et comme nous le disent aujourd’hui à leur manière les jeunes de « Nuit debout » : « C’est un autre avenir qu’il faut qu’on réinvente, sans vérité tracée, pas à pas, humblement. » C’est cette ligne d’ouverture, de coopération et de respect que nous maintiendrons ici dans les mois qui viennent.