Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

La déchéance de nationalité, suite… et fin

Au terme de mois de débats qui ont fait large place aux réflexes de peur et à la démagogie, F. Hollande a finalement renoncé à imposer son projet de réforme constitutionnelle sur l’état d’urgence et la déchéance de nationalité. Nous avons déjà expliqué dans ces colonnes pourquoi nous étions totalement opposés à la déchéance de nationalité, mesure contraire aux principes républicains et aussi  inefficace que dangereuse. Le pouvoir en place, qui se dit pourtant « socialiste » montrait là, une nouvelle fois, sa dérive droitière et sécuritaire ; nous nous réjouissons, évidemment, de l’abandon de ce projet.

Bien sûr, et comme tous nos concitoyens, nous avons été horrifiés par les attentats commis à  Paris, à  Bruxelles et dans bien d’autres pays. Nous savons bien qu’il est nécessaire de lutter contre la menace terroriste et le fanatisme religieux mais, face à ces évènements, c’est une politique de fond, et non d’annonces, qui  doit être conduite, au-delà des seules mesures sécuritaires. Au niveau international, par une contribution résolue au retour de la paix au Proche et au Moyen Orient ; au plan national avec l’indispensable affirmation de la laïcité, la lutte contre l’exclusion et les inégalités, la volonté d’offrir à tous, notamment les jeunes et les plus fragiles, sans distinction d’origine sociale ou ethnique, de réelles perspectives d’intégration.