Journal de l'Assemblée Citoyenne de Nogent-Bry-Le Perreux

Urbanisme et Logement

Macron déclare la guerre au logement social

Si elle a suscité un grand émoi chez les professionnels, la baisse de 50€ à 100€ par mois des APL des locataires de logements sociaux n’a pas encore soulevé de fortes protestations de la part du grand public puisqu’elle est censée être compensée par une baisse équivalente des loyers. Pourtant ne nous y trompons pas : c’est une attaque d’une violence inouïe contre le logement social et contre les locataires les plus modestes ! En effet, pour financer ses cadeaux fiscaux aux plus riches, le gouvernement va prendre 1,7 milliards par an aux organismes d’HLM.  Privés de cet argent ces …lire la suite

Logement social : de quoi parle-t-on ?

Le logement social en France ce sont plus de 4 millions de logements et 11 millions de personnes logées, soit près d’un français sur cinq, 25 milliards de loyers perçus chaque année, incluant 8 milliards d’APL (aide personnalisée au logement).

Les pauvres ailleurs!

La région Ile de France connaît sa plus grave crise du logement depuis les années 50. Au moment où les inégalités et la pauvreté explosent, plus de 70 % de ses habitants  ont des revenus qui leur  donneraient droit au logement social. Cette pénurie affecte depuis très longtemps les classes populaires mais aussi depuis les années 2000 les couches moyennes condamnées trop souvent à consacrer entre 30 et 40% de leurs revenus  au seul logement dans le privé. La politique décidée en mars dernier par Valérie Pécresse consiste à ne plus financer le logement très social dans les communes qui …lire la suite

L’égoïsme de classe

Lors d’un récent conseil municipal à Nogent, un conseiller municipal d’opposition encore plus à droite que la majorité (mais oui, c’est possible !) s’est élevé contre un timide projet de construction de logements sociaux dans le quartier du Port. En panne d’arguments, ce monsieur s’est permis de déclarer que cette construction « allait faire de l’ombre aux pavillons existants ». Il fallait oser ! On voit d’ailleurs une association sans doute proche de cette « sensibilité » annoncer des recours contre plusieurs projets d’immeubles qui ont sans doute le défaut aux yeux de ses membres de comporter quelques logements sociaux. Bien sûr ils parlent d’urbanisme et …lire la suite

Le logement dans nos villes : un droit ou une marchandise?

Les milliers de familles qui louent des appartements privés à Nogent ou au Perreux savent combien cela coûte cher : à titre d’exemple, près de 1000 euros en moyenne par mois pour un 3 pièces de moins de 50 m2 dans l’ancien. Beaucoup d’entre elles aimeraient bien obtenir un logement social plus abordable mais la réponse des services logement de nos mairies est invariablement la même : plusieurs années d’attente ! Nos municipalités le savent mais ne font rien ou presque… comme si la construction d’une centaine de logements sociaux par an que nous proposons allait dégrader notre fameux « cadre de vie » ! Il …lire la suite

Garage Renvier : et maintenant?

Suite à l’action des riverains et l’Association des Nogentais, le Maire de Nogent a jugé préférable d’annuler le PC qu’il avait accordé à un promoteur privé. C’est une bonne chose de toute façon, mais plus encore si cela traduit une réelle volonté de donner vie au « bien vivre tous ensemble ». Car plusieurs questions doivent être posées dans le cadre d’une vraie concertation avec tous les intéressés : Est-ce qu’à Nogent seuls le centre-ville et les riverains du boulevard de Strasbourg doivent avoir à subir une sur-densification ? Est-ce que les logements des promoteurs privés correspondent aux besoins des habitants de notre commune ? …lire la suite

Des hors-la-loi au Perreux ? Oui, mais pas ceux que l’on croit…

Depuis la fin octobre, une douzaine de personnes, dont un couple avec un bébé d’un an, se sont installées dans l’ancien dispensaire « Luc Maine » vide depuis 2012, au 30 rue P.Barberet, dans le quartier des Joncs marins au Perreux. Bien que demandeurs de logements sociaux, ces personnes sont sans domicile fixe ; certaines ont un emploi, d’autres sont artistes, d’autres étudiants ou encore chômeurs, mais toutes vivent dans une grande précarité depuis plusieurs années. Elles sont hors la loi, elles le savent, mais n’ont pas d’autre alternative. Chassées par les forces de l’ordre d’un bâtiment de Nogent fin octobre, elles ont …lire la suite